Immobilier : la déduction des intérêts des emprunts

La déduction des intérêts s’appliquera à tous les emprunts immobiliers en cours pour une résidence principale. Nicolas Sarkozy est revenu sur la fiscalité des emprunts immobiliers. Il a affirmé que la déduction fiscale des intérêts s’appliquera à tous les emprunts immobiliers en cours pour l’achat d’une résidence principale. La pensée unique s’oppose à la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l’achat de sa résidence principale. Cette déduction, je l’ai promise et je la ferai », a-t-il déclaré. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m’y suis engagé, s’appliquera à tous les emprunts en cours », a-t-il ajouté. « Je veux une France de propriétaires », a-t-il martelé.

Ces déclarations vont à l’encontre des premières déclarations du nouveau ministre du Budget, Eric Woerth. Celui-ci avait affirmé jeudi 24 mars dans « Les Echos » que cette mesure fiscale « serait applicable aux résidences principales dont l’acte authentique de vente a été signé après le 6 mai 2007, jour de l’élection du président de la République ». Selon M. Woerth, la mesure devait prendre la forme d’un « crédit d’impôt limité dans le temps », les intérêts pouvant « être déduits des revenus à hauteur de 20%, ce qui correspond au taux d’imposition moyen des ménages ».

Le ministre avait toutefois par la suite précisé qu’il ne s’agissait « que de pistes » et que les « arbitrages » étaient « ouverts ». A propos de la date de mise en oeuvre, Bercy estimait alors que tous ceux qui n’ont pas signé l’acte définitif chez leur notaire avant le 6 mai seraient exclus « pour éviter les effets d’aubaine ». L’exclusion ne concernerait pas les compromis de vente.

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